

L’association Relais Prison Société poursuit son travail de renforcement des capacités du secteur associatif et institutionnel pour préparer l’entrée en vigueur de la Loi 43.22 sur les peines alternatives.
Cette nouvelle législation représente une avancée majeure pour la justice marocaine dans son ensemble et pour la politique pénale spécifiquement. Son application soulève pourtant de nombreux défis, notamment pour les femmes détenues ou ex-détenues.
Pour ces raisons, l’Association a organisé une formation le 20 mai 2025 à Rabat, au profit de 24 assistantes sociales et aux assistants sociaux travaillant au sein de douze (12) associations, Parmi les associations participantes : Bayti, ATEC, Fondation Taher Sebti, AMPF, Association Zohor, Fondation Orient Occident, FLDDF. Ladite formation, animée par maître Mostafa Naoui, portait sur les enjeux des peines alternatives (Loi 43.22) et les bonnes pratiques pour leur mise en œuvre.




Les participant-e-s ont identifié des obstacles dans cette prochaine mise en œuvre. Le premier est l’absence de sensibilisation des personnes en contact avec loi et les détenus à leurs droits et procédures juridiques. Le deuxième défi est la méconnaissance persistante des mécanismes de justice restaurative de la part d’une large partie des acteurs du système judiciaire marocain. Enfin, troisième et dernier défi, l’absence de coordination entre les acteurs institutionnels et la société civile.
L’association Relais Prison Société se félicite de l’adoption du texte loi et son décret d’application par le Conseil de gouvernement du 22 mai dernier et attire l’attention des différents décideurs publics à prendre en compte ces défis dans le cadre de cette réforme pénale et sociétale majeure, à travers une implication effective et systémique des acteurs de référence au sein de la société civile marocaine dans ce domaine.
Contact presse :
Fatna El Bouih, présidente de Relais Prison Société, +212 661-853303