COMMUNIQUES DE PRESSE

Fin du 1er cycle de formation sur les mécanismes de la participation civique
Le : 3 juillet 2020

Dans le cadre du projet « pour une inclusion innovante de la jeunesse », le lancement de la première série d’ateliers a eu lieu le 27 avril, en visioconférence. Les jeunes ont pu bénéficier de 10 cours de 3 heures chacun sur les mécanismes de participation civique, enseignés par le docteur et expert au droit Public et science politique, M. Ahmed.

« Moucharaka mouwatina » qui est le nom du programme appuyant ce projet puise son sens du principe de démocratie participative, qui signifie la participation des citoyens dans la prise de décision politique, économique et sociale, en s’aidant des instances de représentation déjà existantes. C’est donc cette notion qui a servi de socle initial d’apprentissage pour entamer plus en détail l’étude de son application au Maroc.

Les bénéficiaires ont pu comprendre les changements induits par la Constitution de 2011, ainsi que la décentralisation du pouvoir impulsée par la nouvelle organisation territoriale qui a crée 3 niveaux de collectivités principaux : la région, compétente pour les questions économiques, la préfecture/province, pour les questions de lutte contre la pauvreté et le développement social, et enfin la municipalité/commune, pour les services de proximité (comme l’éclairage public, l’eau potable, la gestion des souks etc.).

L’enseignant a expliqué le déroulement des sessions parlementaires, de la mise en place de l’agenda politique, et de la discussion pour le budget de chaque instance politique, qui a lieu tous les mois d’octobre. L’accent a été mis sur l’importance du diagnostic participatif qui vise à déterminer les causes profondes des problèmes traités par les décideurs politiques et qui donne lieu au Plan d’action communal (PAC), document qui ne peut être produit qu’avec la participation citoyenne, obligeant à une planification politique détaillée. L’idée est que les représentants doivent rendre des comptes sur base de ce qui a été décidé. En plus de la participation civile, la responsabilité des acteurs politiques devient centrale.

De plus, les jeunes ont eu l’occasion de saisir l’organisation et le fonctionnement des commissions, en particulier les Commissions pour l’égalité des chances qu’on trouve dans les conseils des communes, provinces, et régions, comme lieux qui permettent l’échange entre élus, société civile, individus de référence (chercheurs, entrepreneurs) et membres de la société (femmes, hommes, jeunes, individus à besoins spéciaux…), ainsi que leur poids dans le respect du principe d’équité.

Les différents champs d’actions possible de la société en matière politique ont été développés point par point, de sorte à ce que les bénéficiaires puissent comprendre à la fois de quelle manière les présenter, et comment elles sont étudiées par les instances politiques. Dans le cadre des pétitions par exemple, il est important de mobiliser la conscience des signataires. Le travail de sensibilisation, qui peut notamment se faire sur les réseaux sociaux, y est donc primordial.

De la même manière, l’importance du droit d’accès à l’information a été soulignée, tant par l’obligation qu’a l’Etat de partager son travail, notamment en termes de planification de législation, que par la possibilité des citoyens d’émettre des demandes personnelles d’information (en dehors de certaines exceptions mentionnées par la loi, comme la défense nationale). Enfin, la rédaction de plaidoyers a également été présentée comme une stratégie de communication visant à informer, notifier, dénoncer une affaire auprès de l’opinion publique de sorte à influencer les décisionnaires politique, législatifs et organisationnels dans la construction et le changement des lois et des politiques.

Dès le départ, et en plus de l’apprentissage théorique de mise, le professeur a insisté sur l’importance de savoir présenter ses idées au bon moment, et de manière convaincante, pour la porter le plus loin possible. Plusieurs exercices de mise en situation ont été organisés, en groupe, à la fois pour la rédaction de doléances pour déterminer les besoins du quartier Hay Mohammadi, de pétitions ou encore de plaidoyers, pour lesquels les bénéficiaires se sont montrés motivés et impliqués. Ceci a donné lieu a des échanges intéressants entre les bénéficiaires sur la question de priorisation des besoins, et ont permis de constater comment d’une personne à l’autre les préoccupations ne sont pas forcément les même, notamment en fonction du genre.

Tout au long de ce cycle de formation très dense, l’accent a été mis sur le développement de l’esprit critique et la compréhension des sources des problèmes sociétaux. En plus de l’éducation et la conscience, l’écoute est primordiale pour comprendre la réalité des différentes tranches de la population marocaine. La démocratie participative donne la possibilité d’entrainer les politiques de la société vers la sphère décisionnelle et non l’inverse. C’est en ce sens que le projet « pour une inclusion innovante de la jeunesse » souhaite accompagner et préparer les bénéficiaires à se prendre en charge dans le traitement de leurs préoccupations, en saisissants les opportunités institutionnelles qui leur sont offertes. Dans cette lignée, le cycle de formation suivant a été porté sur les techniques de communication.

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Fin du 4e cycle de formation sur le montage vidéo
Le : 3 juillet 2020

Le quatrième cycle de formation axé sur les techniques de montage vidéo s’est achevé le 26 juin. Les bénéficiaires ont pu développer les connaissances fondamentales en la matière, alliant théorie et pratique à l’issue de 9 ateliers animés par le monteur vidéo Hamza. Un dernier atelier est prévu dans les semaines à venir afin de reprendre les points importants étudiés précédemment.

 

Le logiciel utilisé dans le cadre de la formation étant Adobe CS6, celle-ci a débuté par la présentation de ses fonctionnalités premières et des services que le logiciel offre. Du point de vue théorique, afin d’assurer la bonne compréhension des terminologies utilisées, plusieurs mots-clés ont premièrement été définis. Par exemple, la résolution représente le nombre de pixels que contient une image, et la base de temps (ou fréquence d’images) correspond au nombre d’images par seconde dans la vidéo. Le nombre standard est de 25 images par seconde.

 

La consolidation de ces connaissances a facilité l’étude de plusieurs notions telles que le marquage des vidéos qui est en fait la mesure de leur qualité. De la même manière, les bénéficiaires ont pu apprendre que la résolution d’une vidéo est fonction du capteur de la caméra utilisée, qui peut être mécanique, numérique, full HD ou même ultra HD (la plus grande résolution existant à ce jour).

 

En plus des informations propres au montage, certains points relatifs au tournage ont été abordés, en particulier l’importance des axes, du cadrage, du scénario et du repérage des lieux où l’on souhaite filmer, qui s’effectue avant le tournage. L’accent a par ailleurs été mis sur la règle des 180 degrés qui est importante pour les dialogues entre deux personnages (ou plus), notamment lorsqu’ils se font face. Il s’agit de ne jamais franchir la ligne de regard entre deux personnages, de sorte à conserver la cohérence spatiale entre les plans.

 

En ce qui concerne le côté pratique, les bénéficiaires ont pu dès le deuxième jour de formation, s’exercer à l’importation de vidéos et de bandes son ainsi qu’à l’application d’effets à leurs vidéos. Plusieurs sessions d’exercices ont eu lieu, au cours desquels les jeunes ont pratiqué l’utilisation des effets de transition, de fond vert, du « split screen » ou encore l’application de correction colorimétrique pour la configuration de l’intensité des couleurs. Enfin, la création d’animations a été enseignée à travers le travail de la trajectoire d’une image, qui se caractérise par son déplacement, échelle et rotation ainsi que sa vitesse d’exécution.

 

Les échanges avec l’éducateur ont par ailleurs abouti à plusieurs discussions au sujet de la créativité et l’inspiration ainsi que l’importance du travail approfondi de l’idée, au départ du processus créatif, de sorte à ce que le spectateur puisse voir et saisir la vidéo de la manière souhaitée.

 

De cette façon, le prochain cycle de formation consistera en une série d’ateliers dédiés à l’art-thérapie afin de mettre en avant l’esprit créatif de chacun/e principalement à des fins psychothérapeutiques et de développement personnel.  Au vu de l’évolution de la situation sanitaire, ces ateliers auront lieu à l’association.

 

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Fin du 3e cycle de formation sur la création de sites web
Le : 17 juin 2020

Le troisième cycle de formation axé sur la création de sites web s’est achevé le jeudi 11 juin. À l’issue de 8 ateliers de 3 heures chacun, les développeurs web Youness et Zaid ont enseigné aux bénéficiaires du programme les différentes étapes de création d’un site web.

 

Pour établir des bases solides, la formation a démarré par l’étude du fonctionnement élémentaire des ordinateurs et l’apprentissage des termes clés en matière de webdesign. À ce niveau-là, l’accent a été mis sur les notions de nom de domaine et d’hébergement qui sont essentielles pour assurer l’identité et la disponibilité d’un site en ligne, en permanence et partout dans le monde.

 

Une fois ces connaissances acquises, les bénéficiaires ont téléchargé le logiciel WordPress qui est un système de gestion de contenu (CMS en anglais) permettant de concevoir et mettre à jour différents types de sites web de manière dynamique, sans avoir à maitriser le langage informatique de codage. D’un atelier à l’autre, ils ont pu développer et renforcer leur capacité de manipulation du logiciel et de ses différentes fonctionnalités, entre autres la rédaction d’articles, la mise en place de menus et rubriques, la gestion des options et de l’apparence, ou encore la mise en page de l’accueil et l’insertion de liens, vidéos et images. Les techniques favorisant la visibilité d’un site web sur un moteur de recherche comme Google par exemple ont également été abordées.

 

En plus du travail personnel de chacun, plusieurs sessions d’exercice ont eu lieu en groupe. Les développeurs ont mis à disposition des bénéficiaires une extension du site de l’association, www.relais.ma/cours, afin de faciliter l’échange et la pratique collective.

 

Cette formation a pour but d’encourager l’aboutissement à des projets concrets. Elle a donné lieu à plusieurs discussions constructives sur l’entretien d’un blog ou encore la création de e-commerce puisqu’un site à visée mercantile doit être immatriculé au registre de commerce de l’Etat, pour en assurer l’existence juridique et légale. Les différents moyens d’en accentuer la visibilité et le profit ont aussi été discutés, notamment à travers l’engrenage publicitaire.

 

En conclusion, cette série de séminaires a été prolifique puisque tous les bénéficiaires savent désormais élaborer et façonner leur propre site web. Afin d’en consolider les apprentissages et d’en assurer la continuité, le prochain cycle de formation concernera la création et le montage vidéo.

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Lancement du programme « Pour une inclusion innovante des jeunes »
Le : 8 juin 2020

L’association Relais Prison-Société a le plaisir d’annoncer le lancement du projet « Pour une inclusion innovante des jeunes » du quartier Hay Mohammadi à Casablanca, dans le cadre du programme Moucharaka Mouwatina, mené avec le soutien financier de l’UNOPS et de l’Union Européenne, qui vise à promouvoir et renforcer la contribution effective des jeunes à la consolidation de l’Etat de droit, à la démocratisation et au développement socio-économique.

Créée initialement pour la défense des droits et intérêts des ex-détenus, l’association a élargi son champ d’action à l’accompagnement des jeunes en conflit avec la loi, et souhaite aujourd’hui toucher plus largement le public de jeunes en situation de précarité économique et sociale.

La jeunesse représentant l’opportunité d’aspirer à une société pérenne, il s’agit donc de la sensibiliser sur les modes d’expression de ses aspirations et de son potentiel, en leur redonnant confiance en les institutions politiques pour contribuer à apporter les réponses adéquates aux défis en matière de cohésion sociale et de développement du capital humain.

Sur une population de près d’un demi-million d’individus, où les personnes âgées de moins de 35 ans sont représentées à 81,3%, le quartier Hay Mohammadi compte un effectif de chômeurs composé essentiellement de jeunes.

Par ce projet, Relais Prison-Société souhaite favoriser la constitution d’une élite de jeunes issus de cette région de Casablanca. Ces derniers seront outillés et formés sur les possibilités que leur offrent les nouvelles mesures de démocratie participative, ainsi que sur les moyens de forger et diffuser leur message tout en étant moteurs de changement auprès de leurs pairs.

Par opposition à une logique d’assistanat, le projet prévoit un accompagnement dynamique se focalisant sur la propulsion et la consolidation de la capacité de chacun.e des jeunes à se prendre en charge.

Afin d’atteindre ces objectifs, plusieurs cycles de formations sont prévus sur une période d’un an, le premier ayant démarré le 27 avril, et visant un groupe de 10 jeunes. Ce groupe sera formé sur les mécanismes de la démocratie participative ainsi que sur les techniques de communication et de négociation, ou encore l’élaboration de sites web, forgeant ainsi un leadership appelé à transmettre ces enseignements à un groupe plus large de leurs pairs, afin de hisser la participation citoyenne des jeunes du quartier. Pour aboutir à des échanges constructifs, le volet du développement personnel, de renforcement des aptitudes personnelles et de mise en confiance de soi, sera mené par une équipe de psychothérapeute et de coach.

Le projet prévoit entre autres des ateliers d’information sur les techniques de recherche d’emploi et de conception de projets. En parallèle, l’inclusion d’une centaine de bénéficiaires est prévue, notamment à travers des ateliers d’activités d’art-thérapie et d’autres formes de créativité culturelle et artistique.

À terme, et sur base de résultats concluants, Relais-Prison société souhaite étendre ce programme à d’autres régions du pays pour amplifier l’écho des différentes populations marginalisées à travers le pays.

Communiqué de presse

Adresse

Hay Mohammadi, centre Multidisciplinaire Dar Lamane, Bd Ali Yaata - Anciens locaux de polices - à côté de l'annexe 48 de l'arrondissement Casablanca, Maroc